Rachel Keke. © BelgaImageInsoumiseInvestie par La France insoumise, Rachel Keke a été élue dans une circonscription traditionnellement ancrée à droite. Porte-paroleRachel Keke, 47 ans, était l’une des porte-parole de la grève des femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles, entamée en 2019. Cette mobilisation de 22 mois est considérée comme la plus longue de l’histoire de l’hôtellerie en France. Côte d’IvoireRachel Keke est née en Côte d’Ivoire, d’une mère vendeuse de vêtements et d’un père conducteur d’autobus. Elle perd sa mère à l’âge de 12 ans et commence à travailler dans 16 ans comme coiffeuse. Cinq enfantsÀ la suite du coup d’État du décembre 1999 sur la Côte d’Ivoire, elle arrive en France chez 26 ans & y exerce son métier dans le salon de coiffure de son oncle. Naturalisée française en 2015, elle a cinq enfants. Temps partielElle commence à travailler comme femme relatives au chambre à l’hôtel Ibis Batignolles sous avril 2003, longtemps à temps partiel. Ses demandes pour passer à temps plein n’aboutissent qu’en 2017. Ses conditions de travail ont un ensemble de effets sur sa santé et elle-même est en arrêt maladie en février 2019. VictoireSon salaire mensuel net passe de 1. 300 à 1. 700 euros grâce au succès de la mobilisation de 2019-2021. Elle indique au sujet de ce métier qu’il “détruit ce corps. Il y a des syndromes du canal carpien, des tendinites, des maux touchant à dos…” Dans un cadre de ce travail, elle est également confrontée au racisme et à de nombreuses tentatives d’agressions sexuelles. Les invisiblesRachel Keke dénonce l’injustice que subissent les femmes noires dans la société française. Le 21 juin, elle a tweeté: “Quelle fierté de porter cette écharpe tricolore, mais aussi de siéger parmi l’Assemblée nationale afin de défendre les invisibles! ”Pas de danseElle s’illustre dans un style bien concernant elle en esquissant un pas de danse sous l’œil attentif des caméras comme son arrivée entre l’Assemblée nationale. PolémiqueDes captures d’écran d’anciens messages de Rachel Keke sur Facebook ont circulé sur les réseaux sociaux. Il s’agit de soutiens à Marine Le Pen et au Rassemblement national de 2017, au régime de Bachar el-Assad, ou bien encore des messages racistes. Rachel Keke reconnaît avoir repartagé ces posts sur Twitter, mais affirme qu’ils ne reflètent mieux ce qu’elle défend aujourd’hui. ExempleCertains raillent l’arrivée de Rachel Keke comme députée en la réduisant à un porte-drapeau, ou au mieux à une “mandature de témoignage”. Elle-même pourra s’inspirer de socialiste flamande Meryame Kitir, ancienne ouvrière à l’usine Ford de Genk dans ce cas vous ne devez vous demander syndicaliste FGTB, aujourd’hui ministre de la Coopération au développement et chargée diverses Grandes Villes de gouvernement De Croo.