La motion de censure de l’alliance de gauche Nupes contre le gouvernement d’Élisabeth Borne sera débattue et soumise au vote lundi à partir de 16H00 à l’Assemblée nationale, a-t-on appris jeudi de source parlementaire. Ce calendrier sur cette motion déposée mercredi, juste avant la déclaration de politique générale de la Première ministre, a été fixé en conférence des présidents du l’Assemblée. Son adoption est très peu probable, le RN et LR ne la soutenant pas. En conséquence, le début de l’examen du projet de loi sanitaire permettant le maintien de « mesures de freinage » face au Covid-19 est repoussé dans une soirée du lundi vers 21H30. « En l’absence de vote de confiance », qui n’a pas été demandé par cette Première ministre lequel ne dispose pas d’une majorité absolue à l’Assemblée, « nous n’avons d’autre choix que de soumettre cette motion relatives au défiance », justifient les groupes LFI, PS, écologiste et communiste, alliés dans la coalition Nupes, dans leur texte. Ils entendent ainsi mettre « chacune et chacun vignette à ses responsabilités », an expliqué notre présidente des députés LFI Mathilde Panot. L’orateur du groupe LFI-Nupes s’exprimera en premier, avant l’intervention du gouvernement. S’exprimeront ensuite tour à tour les orateurs des autres groupes pour une durée totale d’environ 2H30. Le scrutin, organisé dans les salles voisines de l’hémicycle, sera ensuite ouvert dans l’issue du débat pour 30 minutes. Néobanques: les offres les moins chères pour maîtriser votre budgetSeuls les députés favorables à la proposition y participeront. Pour faire tomber ce gouvernement, il faut réunir une majorité assurée, ce qui paraît très peu plausible faute d’un rassemblement des oppositions. L’alliance de gauche Nupes rassemble 151 députés (un député n’a toutefois pas signé le texte de fait la motion, le socialiste Dominique Potier). Les groupes RN (89 députés) et LR (62) ont d’ores et déjà fait savoir qu’ils n’ont pas prévu touchant à voter la ultimatum. Plus de 100 motions de acclimateras ont été déposées depuis 1958, mais une seule an existé adoptée, en 1962, qui avait réalisé chuter le gouvernement de Georges Pompidou.