Un soldat finlandais à Rovajarvi, le 23 mai 2022 @BelgaImageCe 28 juin, alors que commence le sommet de l’OTAN, la Finlande et la Suède se veulent optimistes. Les deux pays jugent que les discussions avec la Turquie, qui les empêche pour l’instant de rejoindre l’alliance militaire, vont dans le bon sens. Si Ankara lève son veto, ce serait un soulagement pour les Suédois et ces Finlandais, et plus particulièrement pour ces derniers. Selon un sondage diffusé par une télévision publique finnoise Yle, 76 % d’entre eux souhaitent rejoindre l’OTAN. Le soutien massif, quasiment viscéral au vu de l’histoire de leur État, malmenée par la Russie. Avec la guerre en Ukraine, les craintes d’une invasion déjà subie par ce passé ressurgissent de plus belle et la majorité des autorités en viennent à prendre des mesures pour se préparer au pire. Parer les manœuvres non-militaires de cette RussieQuand en 2014, Vladimir Poutine annexe la Crimée, Helsinki voit déjà rouge. Le président russe veut-il récupérer la plupart des territoires de l’ancien empire russe, dont faisait partie notre Finlande? Si oui, les Finlandais seraient tôt ou tard dans sa ligne de mire. Preuve supplémentaire qu’il y a de quoi s’inquiéter: Moscou ne cesse de provoquer son voisin finnois: violations du son espace aérien, brouillage de signaux GPS, etc. Plusieurs cyberattaques sont soupçonnées d’avoir été menées par des pirates russes et sur la 2015-2016, la Russie laisse passer un ensemble de centaines de migrants en Finlande, ce qui est interprété en matière de pays comme une tentative explicite de déstabilisation. Avec le déclenchement de la guerre sous Ukraine, ces insécurités sont encore une fois confirmée. En quelques jours, l’opinion publique bascule brutalement au sein du camp d’une adhésion à l’OTAN. Mais Helsinki n’ a pas fait que candidater pour rejoindre l’alliance transatlantique. Pour éviter que Moscou ne provoque intentionnellement notre nouvelle vague migratoire, similaire à celle orchestrée entre de fait la Biélorussie et la Pologne depuis fin 2021, la Première ministre Sanna Marin a déclaré le 9 juin vouloir passer à l’action. La Finlande devrait ainsi ériger des barrières sécurisées sur au moins une partie de sa frontière avec la Russie, longue de 1. 340 km. Les autorités prévoient d’augmenter la capacité opérationnelle des gardes-frontières. Pour éviter les cyberattaques, une Finlande s’est également dotée d’un bon arsenal de défense informatique. Une armée prête et entraînéeLe pays peut aussi compter sur ton armée, soutenue via le service militaire resté obligatoire pour les hommes. On compte aujourd’hui 23. 000 soldats actifs, chiffre qui monterait d’un coup dans 280. 000 en cas de guerre. Les réservistes (âgés jusqu’à 50 ans) sont même au nombre de 900. 000. Cette année, avec l’Ukraine, un grand nombre de ces derniers se sont déjà mobilisés pour se remettre à niveau. Dès la première semaine de guerre de Ukraine, les enrôlements dans les programmes volontaires de défense sont passés relatives au 600 à 6. 000 par deux. « On a révisé nos tactiques touchant à rangers, travaillé il se trouve que la coopération entre différents groupes, fait du tir, du renseignement la nuit. Quand la mission commence, tout le monde est super concentré », témoigne chez la RTS un ranger d’Helsinki qui fait partie de toute de ces associations de réservistes. Sur la plus de formation à l’usage dans cartes et de missiles antichars, lui & ses collègues se trouvent être entraînés à une forme spécifique de ju-jitsu destinée à affronter un ennemi armé. Dans une interview, le chef une Défense finnoise Timo Kivinen s’est parallèlement montré très clair sur la volonté de son armée parmi parer une éventuelle invasion russe, rappelant au passage que le service militaire inclut depuis la guerre froide un tel scénario. « La Finlande se prépare de la attaque russe depuis de nombreuses décennies et offrira une résistance féroce si cela se produit », assure-t-il. « Nous avons systématiquement développé notre défense militaire précisément pour ce type de guerre ». En outre, il prévoit notamment la « utilisation massive en puissance de feu, des forces blindées et aussi des forces aériennes ». Ajoutons à cela sommaire selon une étude publiée en mai, 82% des Finlandais seraient prêts concernant rejoindre la défense nationale si besoin. Les autorités se sont également tenues prêtes pour protéger directement les civils. À Helsinki, il existe tout un système d’abris et pour obtenir tunnels capables d’abriter deux tiers au sein de la population concernant le la capitale. Certains endroits sont même capables de résister à une blâme nucléaire. Les traumatismes de l’histoireDernier point et pas un ensemble de moindres: les Finlandais sont psychologiquement préparés à la menace russe du fait de leur histoire. Lorsque Vladimir Poutine évoque par exemple le souvenir proposent un l’empereur Pierre un Grand, ils tiquent immédiatement. Sous bruit règne, la Russie s’attaque aux territoires finnois, à l’époque sous domination suédoise depuis des siècles, lors de la « Grande Guerre du Nord ». Moscou commence donc à grignoter il se trouve que les territoires de sa région jusqu’à annexer totalement la Finlande en 1809. Don quand le président russe déclare le fameux 9 juin dernier que sa politique suit celle relatives Pierre le Grand, lequel «  ne s’emparait en rien, il reprenait  », forcément ce n’est guère apprécié comme Helsinki. Souvenir encore plus prégnant: celui pour 1939. La Finlande, qui an acquis son indépendance 20 ans plus tôt dans la foulée voués aux la révolution bolchévique, est alors attaquée par l’URSS. Ce conflit qui résonne étrangement avec celui qui a lieu aujourd’hui en Ukraine. Moscou pousse ainsi pour agrandir un territoire et le incident faussement attribué à la Finlande (le bombardement de village de Mainila-Maïnilo) lui permet concernant justifier un recours aux armes. Helsinki, battue, perd l’isthme de Carélie. Désespérée, elle s’allie aux nazis dans l’espoir de récupérer ses terres. Mauvais choix: elle finira à travers en perdre encore plus au bout de cette « guerre de continuation », sans compter sa neutralité imposée par l’URSS et les tentatives d’ingérence des Soviétiques durant la conflit froide. Chaque 6 décembre, la télé finnoise rediffuse encore aujourd’hui les films tirés du roman de Vainö Linna, Soldat inconnu, laquelle raconte cette belligérance où 400. 000 Finlandais quittent à eux région natale, toute Carélie, annexée par Moscou. Aujourd’hui, il se trouve que le souvenir de ce conflit est si vif, à la fois au sein de les mémoires consacrés aux ceux qui ont vécu cette époque et leurs descendants. Tous savent qu’une attaque russe est loin d’être sur l’ordre de l’impossible, même si le n’est pas afin de l’instant l’hypothèse privilégiée. Le conflit dans Ukraine ne le domaine leur rappelle succinct trop bien. Dernière inquiétude en date: la Russie an annoncé vouloir renforcer sa présence stratégique à ses frontières occidentales, officiellement dans réaction aux manœuvres de l’OTAN, elles-mêmes suscitées par l’attitude hostile de Moscou envers Kiev.