Les présidents polonais et lituanien se sont rendus ensemble jeudi dans la région dite du « corridor de Suwalki », qui s’étend le long de la frontière entre les deux pays, souvent considérée comme un « endroit fragile » de l’UE et de l’Otan, et qui pourrait être la première cible d’une hypothétique attaque russe. Le « corridor », qui tient son nom de la ville de Suwalki, le chef-lieu de la région, constitue le chemin ce plus court entre l’enclave russe du Kaliningrad, sur la mer Baltique, et un Bélarus, allié relatives au Moscou, qui sert de base arrière aux forces russes opérant en Ukraine. Son occupation éventuelle pourrait couper les pays baltes du reste des pays de l’Union européenne et de l’Otan en Europe continentale.

La situation de la Lituanie

« C’est un endroit fragile » qui risque d’ »attirer l’œil touchant à l’agresseur » potentiel, a déclaré à une presse le président lituanien Gitanas Nauseda lors d’un briefing avec son homologue polonais Andrzej Duda. « Il n’y domine pas à cacher que pour cette raison, il est protégé de manière particulière par ces forces de l’Alliance atlantique », s’est félicité M. Duda, dans un décor formé par des blindés et des soldats commandés par cette Division multinationale nord-est de l’Otan, au sein de le cadre dans la présence avancée de l’Alliance.

Les deux chefs d’Etat ont salué les décisions du dernier sommet de l’Otan pour obtenir renforcer sa présence sur le flanc est de l’Alliance, particulièrement inquiet depuis l’annexion de notre péninsule ukrainienne au sein de Crimée par Moscou en 2014 et l’invasion russe en Ukraine lancée le fameux 24 février dernier. Dans l’après-midi, la majorité des deux présidents doivent visiter ensemble des troupes stationnées de côté lituanien de la frontière.