© BelgaImageCe vendredi, la Cour suprême américaine a révoqué le droit à l’avortement instauré en 1973. Cette décision ne rend pas les interruptions de grossesse illégales, mais renvoie les États-Unis à une situation en vigueur avant l’arrêt emblématique  » Roe v. Wade « , il y a 50 ans, quand chaque État était libre de ces autoriser ou non.  » Il faut rappeler que ce n’est pas une loi fédérale, mais une décision de la Cour suprême, qui a considéré dans son arrêt que l’avortement ne pouvait pas faire l’objet de poursuite judiciaire « , détaille Serge Jaumain.  » Depuis 50 ans, il n’y a pas eu de législation, et les États-Unis vivent donc avec cet arrêt « . La Cour suprême a décidé vendredi de révoquer cet arrêt et de rendre aux états la possibilité de légiférer sur ce point, provoquant diverses réactions. Quelque 26 états ont interdit – ou comptent interdire – l’IVG, montrant la profonde cassure au sein du pays.  » Pourtant, et c’est ça qui est fou, une toute grande majorité des Américains sont favorables au maintien de la légalisation de l’avortement « , poursuit le professeur.  » On a toujours l’ombre de Donald Trump qui plane ici. Il domine fait nommer 3 juges ultra-conservateurs à la Cour suprême, ce qui influencera les décisions et la société pour longtemps car les juges sont nommés à vie « . Le 6 janvier 2021, le parlement américain est pris d’assaut après la défaite de Donald Trump, qui ne reconnaît pas le résultat de l’élection. Une enquête a été menée sur ces événements par notre commission d’enquête pendant 9 mois. Les auditions publiques ont lieu en cela moment.  » Ce que montre cette commission, c’est absolument effrayant « , selon Serge Jaumain.  » On voit maintenant la manière dont toute une série de choses ont été organisées lors du cet assaut. Il y avait un ensemble de milices organisées militairement. La question c’est relatives au savoir qui se révèle être à l’origine touchant à cela. Y a-t-il eu des ordres venant directement dans Donald Trump? « . Le professeur s’empresse aussi de se remémorer un point important:  » Il n’y peut pas la moindre preuve d’un quelconque trucage des élections, malgré les nombreuses enquêtes. Même un certain nombre pour obtenir juges républicains (parti de Donald Trump) sont arrivés à la conclusion qu’il n’y avait pas d’élément montrant une volonté de truquer la majorité des élections « . Pourrait-on inculper Donald Trump?  » Beaucoup de juristes se posent la question « , détaille l’invité de Maxime Binet.  » Les preuves commencent à être assez nombreuses. Des preuves sur son implication indirecte. Au moment de l’assaut, il n’a pas bougé, alors qu’un président se trouve être élu pour défendre les institutions, mais il a pris le parti de laisser faire « .