IVG Etats-Unis ©BelgaImageLimitée dans ce qu’elle peut faire, l’administration Biden va se concentrer sur l’élargissement de l’accès à ces pilules aux femmes vivant dans des Etats où l’avortement est interdit ou très restreint. Mais il se révèle être plus que probable que certains de ces Etats ainsi que de puissants groupes conservateurs aillent en justice pour tenter de bannir leur utilisation. Juste après l’annonce de la haute cour vendredi, le président démocrate a demandé aux responsables sanitaires de s’assurer que les pilules abortives soient disponibles pour les Américaines, sur la affirmant qu’il ferait  » tout ce qui est en (son) pouvoir  » pour protéger les droits des femmes dans les Etats où ils seraient affectés par la décision. Les pilules, qui peuvent être utilisées jusqu’à 10 semaines de grossesse aux Etats-Unis, représentent la moitié des avortements dans le pays. La demande devrait encore augmenter après qu’une dizaine d’Etats ont interdit ou imposé des restrictions draconiennes à l’avortement, et d’autres devraient suivre. Rebecca Gomperts, médecin néerlandaise dont l’organisation fournit des pilules abortives sur internet, estime que une situation n’est pas aussi désespérée qu’elle l’était avant l’arrêt  » Roe v. Wade  » de 1973, lequel garantissait le droit à l’avortement partout dans le pays.  » On ne peut pas empêcher les pilules abortives de circuler « , affirme-t-elle à l’AFP.  » Il y a donc toujours un accès dans un avortement sûr si une femme tombe enceinte sans le vouloir « . Mais c’est loin d’être garanti, s’inquiètent du nombreux défenseurs du droit à l’avortement. L’Agence américaine des médicaments, la FDA, an approuvé l’utilisation spécilisés dans ces fameuse pilules il pendant an une vingtaine d’années. L’an dernier, elle an autorisé leur envoi pendant courrier. Mais dans les Etats anti-avortement, leur utilisation reste une zone grise juridique et fera certainement l’objet relatives au batailles devant ces tribunaux. Dimanche, cette gouverneure du Dakota du Sud, Kristi Noem, an ainsi affirmé que ces IVG médicamenteuses par télémédecine étaient des  » interventions médicales très dangereuses  » et qu’elles devraient uniquement se faire sous supervision médicale. Selon l’institut Guttmacher, un centre de recherche laquelle milite pour l’accès à la contraception et à l’avortement dans le monde, 19 Etats américains exigent sommaire les pilules abortives soient administrées via un membre du personnel de santé, interdisant donc à eux livraison par notre poste. Et au sein de les Etats bannissant toute méthode d’avortement, les femmes pourraient se voir interdites de voir des médecins basés dans un autre Etat ou à l’étranger sous téléconsultation. Dans ce cas, elles devraient avoir à voyager vers un autre Etat où ces rendez-vous seraient autorisés & recevoir leur enveloppe à une adresse hors de à elles Etat. Mais la majorité des obstacles ne s’arrêtent pas là. Une IVG médicamenteuse se fait en deux temps: d’abord avec de la mifépristone puis, 24 chez 48 heures plus tard, du misoprostol pour provoquer des contractions. La question se pose donc: une femme résidant avec un Etat anti-avortement peut-elle être poursuivie si elle reçoit la première dose ailleurs, mais de fait la seconde après être rentrée chez elle? Alors que la majorité des Etats progressistes prennent des mesures afin de faciliter les sabordages à destination des femmes d’autres régions du pays, la plupart des Etats conservateurs vont, eux, chercher parmi poursuivre les agents de santé mais aussi les groupes impliqués dans ces efforts. Et même les patientes elles-mêmes. Anticipant touchant à tels plans, ce ministre de Justice, Merrick Garland, période averti vendredi succinct les Etats ne pouvaient pas interdire les pilules abortives puisque la réglementation fédérale prévaut, laissant augurer de bras de fer devant la justice.