Le lac de Castillon partiellement asséché, à Saint-André-les-Alpes le 28 juin 2022 @BelgaImageDes gorges du Verdon sans rafting cet été faute d’eau et un lac réduit à peau de chagrin. En ce début d’été, les Alpes-de-Haute-Provence, très prisées des touristes européens, ont l’impression du « toucher du doigt » le réchauffement climatique. Une sécheresse aux lourdes conséquences. « Les touristes sont déjà énervés »Au bord de la plage du lac de Castillon, enserré entre les montagnes alpines à 900 mètres d’altitude, il ne reste même pas 40 cm de fond. L’eau a reculé comme sous l’effet d’une grande marée. « Quand on voit ce spectacle, ça donne pas envie », admet tristement Serge Prato, le maire de Saint-André-les-Alpes, un village de quelque 980 habitants qui vit en partie du tourisme. La mort dans l’âme, le maire s’apprête dans interdire la baignade car le niveau d’eau du vase est cinq mètres au-dessous de la cote habituelle. Ce parc aquatique n’ouvrira pas. Et ce ponton où se louent les bateaux électriques et autres pédalos a les pieds à sec. « On va jamais faire le quart relatives au notre chiffre d’affaires. Les touristes sont déjà énervés & quand il y aura beaucoup de monde, qu’est-ce qu’on va pouvoir leur proposer? « , se désespère Inès Flores, responsable de base nautique Bike Beach. « En quelques décennies, on est passé d’une sécheresse tous les cinq ans, à trois sécheresses tous les cinq ans », explique Claude Roustan, président une fédération de une pêche de cela département du sud-est en France.
Avec le réchauffement climatique, l’intensité et cette fréquence des épisodes de sécheresse risquent encore d’augmenter même si le monde parvient à limiter la hausse des températures à +1, 5°C par rapport chez l’ère pré-industrielle, selon les experts touchant à l’ONU pour le climat. Déjà comme une fin d’étéDans le coin des Alpes françaises, un hiver avec peu dans pluie et de neige sur le Val d’Allos a créé une situation hydrologique « historique », explique Olivier Savoye, délégué territorial pour la compagnie électrique EDF pour le Verdon. Barrages et lacs artificiels ont été aménagés sur cette rivière au XXe siècle afin d’assurer notre production d’électricité mais aussi l’alimentation en eau de la Provence jusqu’à Marseille mais aussi son irrigation. Avec leurs eaux émeraude, les cinq lacs et les gorges –le plus grand canyon d’Europe– se trouvent être aussi devenus pour obtenir hauts lieux des loisirs nautiques avec un million au sein de touristes par an dont beaucoup de Néerlandais, Belges ou Allemands. Mais cette année, ces activités y seront réduites. EDF, lequel a maintenu le débit minimum dans le Verdon pour préserver la faune, ne fera pas concernant le lâchers d’eau dans les gorges, compromettant pour la première fois toute une saison de rafting. Un célèbre lac proposent un Sainte-Croix est lui à un degré de fin d’été. Les activités nautiques sont pour l’instant maintenues mais qu’en sera-t-il en août? Plus au Nord, sur le récipient de Serre-Ponçon, plus grand lac artificiel de France, la majorité des activités de nautisme (9 plages, 15 bases nautiques, 12 ports) tout comme l’agriculture sont menacées, s’inquiète la région Provence-Alpes-Côte d’Azur laquelle promet d’aider parmi adapter les structures à ces « nouveaux enjeux du dérèglement ». « Il faut que les habitants tel que les touristes aient conscience de cette situation exceptionnelle », insiste notre préfète des Alpes-de-Haute-Provence, Violaine Démaret. « Changer »Il faudra aussi encourager les activités annexes (VTT, randonnée) dans ce pays de fait la lavande, même si l’incendie récent relatives 1. 800 hectares dans un camp militaire proche a rappelé que une sécheresse fragilise aussi la végétation.
« Est-ce qu’on va réussir à il se trouve que la fois à réaliser de l’électricité, en l’agriculture, du raft et du kayak? « , s’interroge Jacques Espitalier, vice-président du Parc naturel régional du Verdon. « On est dans un pays de ‘Manon des sources’ (le roman de Marcel Pagnol) mais caci n’est pas chacun sa source et son eau », insiste Violaine Démaret au moment où certains hameaux aux sources taries doivent être ravitaillés en eau potable. Chaque acteur devra faire des concessions: EDF a « sacrifié » sa production hydroélectrique depuis six mois pour préserver les autres usages, explique Mme Démaret. « À quoi bon accorder un ensemble de permis de construire si on domine des problèmes d’eau? « , réfléchit concernant haute voix le fameux maire de Castellane, Bernard Liperini lesquels hésite désormais comme attirer 500 personnes de plus sur sa commune de 1. 600 habitants tel il l’envisageait.