Un rapport du Sénat français propose l’institution d’un « droit de péage », c’est-à-dire une contribution financière des géants du numérique à l’utilisation des réseaux du télécommunication terrestre qui ont nécessité de lourds investissements, et dont ils profitent gratuitement. « C’est une demande des 87 opérateurs européens de télécommunications qui appellent depuis plusieurs mois de manière unanime à la mise en place d’un droit de péage relatives au Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft à l’utilisation des réseaux de télécommunications », indique le rapport intitulé « Cinq plans pour reconstruire la souveraineté économique » rendu public jeudi. « Cette besoin des opérateurs nous semble faire sens », a déclaré à l’AFP Sophie Primas, sénatrice LR, principale rapporteuse du document de 300 pages –avec Amel Gacquerre (Modem) et Franck Montaugé (PS)– qui formule 50 recommandations au total afin de accroître la souveraineté de la France dans plusieurs domaines jugés stratégiques, comme l’industrie alimentaire et l’énergie. Dans le secteur des communications, le rapport remis jeudi à Bercy, demande aussi l’élaboration d’un « réseau résilient et souverain » touchant à câbles sous-marins reliant la France & les autres pays de l’Union européenne. Et s’inquiète un ensemble de « vulnérabilités » européennes. « Il existe une véritable interdépendance entre les infrastructures terrestres mais aussi maritimes de télétransmissions, qui doivent être pensées comme un ensemble stratégique cohérent: les câbles sous-marins européens devraient en priorité relier ces centres de données implantés sur ce territoire de l’UE » ajoute le rapport. Professionnels: les offres en ligne les moins chères pour limiter vos frais bancaires« A la différence de nombreuses investissements dans la majorité des infrastructures terrestres, la plupart des investissements dans les câbles sous-marins de télécommunications sont désormais portés par les Gafam (Google, Amazon, Twitter, Apple, Microsoft) et la demande des NATU (Netflix, Airbnb, Tesla, Uber) qui disposent de la capacité financière nécessaire au financement de ces infrastuctures et constituent désormais les premiers dans ce cas vous ne devez vous demander principaux clients dans l’industrie câblière » souligne le rapport. « A l’exception sans doute du domaine militaire et du renseignement, il n’existe pas de commandes institutionnelles des Etats européens pour des cordages sous-marins de télécommunications », ajoute le écrit qui s’inquiète de voir « la régulation de trafic internet transitant par les filins de propriété privée » devenir « un nouveau levier de négociation au sein des relations entre l’UE et il se trouve que les Gafam ». Il dossier aussi la « localisation obligatoire des portées des entreprises et diverses particuliers sur un territoire de l’UE ».