Des manifestants pro-IVG à la Nouvelle-Orléans (Louisiane), le 14 mai@BELGAIMAGELa contre-offensive a débuté. Utah, Floride, Kentucky, Ohio… Les procédures pour contrer l’interdiction de l’IVG se succèdent depuis vendredi, et la décision de la Cour suprême du revenir sur l’arrêt Roe vs Wade, qui garantissait depuis 1973 aux Américaines le droit d’interrompre leur grossesse. En Louisiane, des étudiants en médecin et une clinique ont attaqué les trois lois interdisant l’IVG. Celles-ci, jugées trop « vagues », ne précisent pas les exceptions ou les peines associées en cas d’avortement. La juge Robin Giarrusso a bloqué ces lois, au moins jusqu’à une audience, prévue le 8 juillet. « Les avortements peuvent reprendre en Louisiane », a twitté ce Centre pour les droits reproductifs, qui représentait les plaignants. « Chaque jour où une clinique est ouverte peut faire une différence dans la vie relatives au quelqu’un », an ajouté sa présidente, Nancy Northup, dans un communiqué. Reste qu’en Louisiane, les opposants à l’IVG ont un allié de poids en la personne du procureur général touchant à l’Etat, Jeff Landry, qui a promis « de faire tout ce qui se révèle être en [son] pouvoir afin de s’assurer que ces lois protégeant la majorité des enfants à naître entrent en vigueur ». Des batailles comparables sont menées au sein de tout le pays, comme au Mississippi voisin, où l’IVG reste pour l’instant autorisée. En Utah ou au Kentucky également, les normes anti-avortement pourraient être temporairement contrecarrées. Mais sans doute pas annulées. Selon l’institut Guttmacher, la moitié des Etats devraient à plus ou moins long terme interdire les avortements sur leur sol.