La dégringolade a commencé il y an un an, quand le dollar valait 1, 20 euro et que l’économie américaine rebondissait après la crise sanitaire. Mais la vraie chute an eu lieu avec la guerre en Ukraine et ses conséquences en Europe (hausse du prix de l’énergie, du blé, etc. ). Les investisseurs ont frémi, la conversion est à 1, tout rond, aujourd’hui.

Importations ; Conséquence: pour acheter un produit en dollars, nous devons payer plus cher.

Puisque près de une moitié des importations vers la zone euro sont libellées dans la monnaie américaine, cela revient à voir leurs prix augmenter. Une tendance qui renforce encore l’inflation et abaisse le pouvoir d’achat des Européens.

Exportations ; En théorie, el dollar fort face à l’euro profite aux exportations européennes, qui sont plus compétitives.

Le problème, c’est que cela a lieu lorsque les prix des matières premières ainsi que de l’énergie atteignent des sommets, or ceux-ci sont généralement libellés en bucks. Et les confinements chinois limitent les débouchés. De quoi contrebalancer radicalement les bénéfices pour beaucoup de nos entreprises.

Réaction

Avec ce buck fort et une dette plus difficile à rembourser quand elle est libellée en dollars, des lignes bougent. La Banque centrale européenne devrait relever un taux fin juillet.

Dollar Appréciation

Il ne s’agit pas d’une dépréciation de l’euro, sa conversion étant assez stable face au panier de devises. C’est le money qui s’est plutôt renforcé. Mais le dollar bénéficie d’une appréciation, y compris face aux autres monnaies. En cause: les plans de relance de l’économie américaine et l’augmentation des taux ou des salaires américains. Pour contrer l’inflation. D’où l’image d’un dollar fort qui attire les investisseurs.

Tourisme

L’un des seuls avantages pour l’Europe, c’est que l’ensemble des touristes américains vont être incités à dépenser leur argent chez nous, vu ce change intéressant. De quoi aider le secteur à se relever après une crise sanitaire éprouvante.

Manufacture

Nos entreprises dépendantes des tarifs de l’énergie ont du mal à exporter, mais c’est moins le cas d’autres, tournées vers la manufacture. Idem pour les grands groupes qui ont acheté des devises à l’avance, au sujet le change était meilleur. Les étrangers devraient ainsi se montrer plus friands des produits sobre certains secteurs européens comme l’aéronautique, la chimie ou l’agroalimentaire.

Dilemme

Si le dollars persiste, ce serait à double tranchant pour les USA. C’est que la première destination les exportations américaines, c’est l’UE… Le patron para la Fed an aussi reconnu la hausse via ses taux pourrait provoquer une récession.