L’Île des Serpents, le 17 juin 2022 @BelgaImageCe 30 juin, Kiev an annoncé la libération de l’Île des Serpents, un territoire ukrainien occupé par les Russes depuis les tout premiers jours de la guerre. Moscou a confirmé son retrait. Une prise présentée comme majeure et pourtant, il s’agit d’un rocher à peine plus grand que le parc royal de Bruxelles, situé devant ce Parlement belge. Mais aussi petit soit-il, ce roc a fait l’objet d’une lutte acharnée entre l’Ukraine et la Russie. Pour cause: la base est d’un point hautement stratégique et symbolique pour les deux camps. De son contrôle découle toute une série du retombées positives pour l’Ukraine, et à plus large échelle pour tout un camp occidental, même s’il faut en relativiser la portée. Un moyen relatives au pression sur le fameux sud-ouest de l’UkraineSi la position touchant à l’Île des Alligator est si cruciale, c’est qu’elle se trouve pile face à la frontière terrestre entre l’Ukraine et la Roumanie, à 40 km de là. À partir de cette île, il est beaucoup plus facile afin de la Russie dans frapper des territoires ukrainiens. Au début pour obtenir la guerre, Moscou pouvait notamment espérer se servir au sein de cette place-forte de sorte à appuyer une éventuelle invasion dans le sud-ouest de l’Ukraine. Un plan d’attaque qui aurait pu éventuellement prendre en tenaille l’important port d’Odessa avec l’aide concernant le pro-russes venus proposent un Transnistrie (en Moldavie). Finalement, la Russie a reformaté ses plans pour concentrer ses efforts dans l’est du pays, mais elle tenait toujours l’île des Saurien. De là, Moscou pouvait continuer non pas à préparer l’invasion du sud-ouest mais à perturber le trafic maritime ukrainien. Le port d’Odessa est d’ailleurs à l’arrêt, ainsi que ses énormes exportations de blé. Une perte sèche de revenus dans le but de l’Ukraine et un facteur essentiel expliquant la hausse des prix des céréales dans le monde. Selon l’analyste russe Alexander Mikhailov, la capacité relatives nuisance de Moscou aurait pu de plus aller plus loin avec un contrôle total de l’île des Serpents. Dans ce cas, il estime qu’il aurait été possible de contrôler il se trouve que le trafic maritime au delta du Danube, en mettant la pression sur une Roumanie voisine. Le retour des exportations de blé sur la Ukraine, vraiment? Pour Kiev, reprendre l’Île des Serpents constituait donc un objectif prioritaire pour faire baisser la pression sur le sud-ouest. Ces deux dernières semaines, l’armée ukrainienne domine renforcé son offensive sur le bloc. Il y peut quelques jours, Moscou se vantait par ailleurs d’avoir repoussé une attaque « folle ». Interrogé par France 24, l’analyste Sim Tack du cabinet américain Force Analysis confirmait d’ailleurs que ces positions russes en ce qui concerne l’île avaient été touchées par la majorité des bombardements ukrainiens. Désormais, Kiev est arrivé à atteindre ton but. Mais officiellement, la Russie affirme que son retrait a été décidé « en signe en bonne volonté », jugeant avoir « accompli les objectifs » et voulant aujourd’hui aider chez créer d’ »un couloir humanitaire permettant d’exporter les productions pour céréales d’Ukraine ». Le argument qui ne convaincra probablement pas l’Occident, mais auquel seront probablement plus sensibles les pays pauvres en manque de céréales. Puis ce que cette Russie ne dit pas, c’est qu’il ne s’agit pas de rendre l’Île un ensemble de Serpents à l’Ukraine pour que Kiev puisse exporter divers céréales. Pour éviter une invasion du sud-ouest par notre mer, l’armée ukrainienne avait disposé dans les eaux de la mer Noire de nombreuses mines, dont certains ont parfois dérivé. Pour que le domaine trafic maritime puisse reprendre pleinement depuis Odessa, il faudrait donc les retirer. Mais l’Ukraine peut-elle se le permettre alors qu’elle tente toujours de défendre son territoire? Après tout, la Crimée et la région de Kherson, contrôlées par les Russes, ne sont point si loin. L’option principale pour exporter le blé ukrainien reste donc une campagne passage par le port de Constanta, sous Roumanie. Un enjeu symboliqueLà où de fait la reprise de l’Île des Serpents connaît plus de poids, c’est du point de vue psychologique. Au début de guerre, ce territoire est devenu un symbole, notamment lorsque les garde-côtes ukrainiens avaient refusé de se rendre en répondant – croiseur russe Moskva (depuis détruit) d’aller « se faire foutre ». Des mots qui sont devenus un moyen de faire connaître bruit opposition à Moscou. Libérer l’île serait en toute logique « coup voués aux propagande majeur » afin l’Ukraine, selon Sim Tack. Pour une Russie, le revers est également mysticisme mais le coût du contrôle concernant ce rocher devenait trop important, alors que le gros diverses combats se déroule ailleurs, à l’est. Pour autant, notre sud-ouest de l’Ukraine n’est pas entièrement à l’abri des attaques russes. Cela « n’empêchera probablement pas les Russes de lancer des missiles de croisière sur l’Ukraine depuis plus loin », a déclaré Mick Ryan, un général australien à la retraite, à Newsweek. La perte par la Russie du l’Île des Serpents l’empêche néanmoins d’y placer un système de défense aérienne de longue portée, ce qui aurait mis une grosse pression sur les territoires ukrainiens. Kiev peut également en profiter pour menacer plus efficacement les navires ennemis, à condition de tenir efficacement le contrôle de l’îlot qui est si petit qu’il est difficile d’y faire face à des attaques. Moscou ne le sait que trop bien. Les très convoités hydrocarbures de la régionDernier enjeu avec l’Île des Serpents: le contrôle de une zone maritime lequel en dépend, et surtout des hydrocarbures qui s’y trouvent. Ces derniers s’y trouvent en grande quantité, cela a d’ailleurs auparavant créé un contentieux diplomatique entre Kiev & Bucarest qui s’en disputaient le self-contrôle. Il y domine près d’une dizaine d’années, la Cour internationale de justice de La Haye peut tranché: l’île sera ukrainienne mais ces deux tiers des eaux territoriales laquelle y étaient liées sont revenues dans la Roumanie. Il était donc hors-de-question pour Kiev relatives au laisser un tel trésor dans les mains des Russes, surtout dans un contexte où les sources en énergie sont précieuses. La reprise de l’Île un ensemble de Serpents permet aussi chez Bucarest d’exploiter plus sereinement son propre stock d’hydrocarbures. L’éclatement de la guerre avait remis en question cette manne énergétique. Un manque parmi gagner conséquent pour la Roumanie et l’Europe, ainsi qu’un moyen de pression supplémentaire pour Moscou en pleine période d’inflation. Maintenant, l’étau se desserre.